6:59 - 20 avril 2014

A New York au Conseil de Sécurité, Raymond Tshibanda prend part à la réunion du Comité des Sanctions

Le ministre des Affaires Etrangères, Coopération Internationale et Francophonie de la RDC, Raymond Tshibanda  séjourne  à New-York depuis le lundi 27 août  2012. Selon des sources concordantes, le but de sa mission est de participer à la réunion du Comité des sanctions du Conseil de Sécurité des Nations Unies, par rapport à l’implication du Rwanda dans le soutien apporté à la rébellion du M 23 au Nord-Kivu. Sans anticiper sur les résolutions qui seront prises  par le Conseil, il nous revient  que le principal point à l’ordre du jour est la guerre dans l’est de la RDC. Pour la délégation congolaise, il est question d’obtenir à New-York des sanctions à l’endroit de tous ceux qui soutiennent la mutinerie ou rébellion dénommée M 23.

Ce mouvement  rebelle opère dans cette contrée orientale de la RDC, riche en minerais (coltan, or, cassitérite,…). Il est de notoriété publique que ces minerais sont exportés  massivement via la Rwanda, vers les pays émergents et développés. Quant au Rwanda mis en cause par la RDC,  il faut noter que Louise Mushikiwabo, sa ministre  des Affaires Etrangères séjourne aussi à New-York. Sa mission est difficile. Elle consiste  à  présenter les moyens de défense de son pays accablé  aussi  par le rapport des experts de l’ONU. De sources concordantes, il est rapporté que Louise Mushikiwabo tente, en vain, de démentir les accusations de ce rapport.  Auteurs du rapport, des experts de l’ONU ont été aussi entendus par le Comité.

Ils y ont  présenté  un exposé qui accable clairement le Rwanda comme  soutien  militaire du Mouvement rebelle M23. Kigali qui  conteste sans convaincre se trouve  isolé. Même ses soutiens  habituels ne croient plus à  son argumentaire. Par rapport à ce dossier,  lors de son récent séjour en RDC et au Rwanda, Didier Reynders, ministre Belge des Affaires Etrangères, a soutenu le principe des sanctions contre le soutien du M 23. Selon  certains médias, le chef de la diplomatie belge  est considéré comme étant le porte-parole officieux de toute la communauté internationale, chargé de rappeler que la souveraineté de la RDC est intangible.

Il y a des convergences au plan international    que le temps des rebellions légitimées par d’improbables négociations est déjà révolu. Ainsi, Didier Reynders avait déclaré, haut et fort, à Kigali que la Belgique se pliera aux décisions du Comité des sanctions de l’ONU. Il ne s’agit pas d’une menace, avait précisé le ministre belge cité par la journaliste Colette Braeckman, spécialiste des questions des Grands Lacs au quotidien belge Le Soir, mais d’un processus. Au fait, ce processus est en train de se dessiner à New York. Le moins que l’on puisse dire est  que le Rwanda est mis en cause par le rapport de l’ONU, mais aussi par   certaines ONG internationales.  Pour éviter que des sanctions ne tombent contre Kigali, avait renchéri Didier RTeynders, le pays de Paul Kagame doit non seulement convaincre,  mais aussi agir positivement en faveur de la paix.

Selon les informations disponibles, les deux parties ont été entendues par le Comité de sanction du Conseil de Sécurité. La défense du Rwanda  devant  ce Comité  a été jugée moins crédible. En ce qui concerne la RDC, elle a demandé des sanctions contre le Rwanda. Le ministre Tshibanda est accompagné par l’ambassadeur de la RDC récemment accrédité aux Nations Unies, Ignace Gata Mavita,  ainsi que par plusieurs experts Congolais de haut rang. Selon des sources concordantes, le Comité des sanctions va entendre encore  les deux parties en présence, mais séparément au cours des heures à venir.

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