La Haute cour militaire, siégeant en appel en chambre foraine à la prison centrale de Makala dans l’affaire de l’assassinat de Floribert Chebeya et Fidèle Bazana, a poursuivi hier 14 août, lors d’une audience publique, l’audition des moyens de défense présentés par les avocats de la civilement responsable (La République démocratique du Congo). L’audition, débutée le mardi 7 août, a été interrompue à cause de la suspension de l’audience par la Cour. D’emblée, les avocats de la RDC ont fait observer à l’attention de la Haute Cour que les parties civiles ont fait circuler un mémorandum autour de l’assassinat de Floribert Chebeya et Fidèle Bazana. Sans attendre, le président de la Haute Cour leur a fait remarquer que cette juridiction ne prend pas en considération tout ce qui ressort du procès. Aussi a-t-il souhaité qu’ils reviennent sur le vif du sujet.
C’est ce qui a poussé les avocats de la RDC a indiqué que les parties civiles ont déposé auprès de la Haute Cour une première requête, suivie d’une deuxième portante sur les mesures conservatoires. La troisième, visant à obtenir la surséance, a été déposée également. Selon les avocats de la RDC, cette dernière a été écrite sur la base de rumeurs. Elle est illégale et par conséquent irrecevable, ont-ils soutenu. Avant de souligner que «nous ne soutenons pas les individus mais la position de la loi». Pour les avocats de la RDC, les parties civiles n’ont pas su démontrer comment l’assassinat ou le meurtre de Chebeya est un crime d’Etat.
Ce n’est pas parce qu’on est soutenu par une ONG internationale que l’on doit se permettre de cracher sur son pays, ont-ils fait remarquer, estimant que ce procès n’est pas politique mais c’est le droit qui doit être dit. «Vous devez rejeter les moyens de défense présentés par les parties civiles parce que reposant sur la rumeur qui n’est pas une source d’information», ont fait savoir les avocats de la République à la Haute cour. Ajoutant que pour les parties civiles, la source est le réalisateur belge Thierry Michel et qu’elles n’ont pas intérêt à ce que ce procès avance pour des raisons inavouées. Et d’ajouter : «Thierry Michel est en train de vendre son film, soutenu par des ONG locales».
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