12:48 - 25 avril 2014

CENI : Aubin Minaku dévoile les noms des 13 oiseaux rares

aubin_minaku_1309_0Depuis la suspension de la plénière du mardi 04 juin qui accordait un délai de 48 heures aux différentes forces vivent de la nation afin d’harmoniser leurs points de vue en raison de quelques appréhensions y afférentes, le Bureau de l’Assemblée nationale a convoqué pour aujourd’hui vendredi la séance plénière avec trois points inscrits à l’ordre du jour.

Le point saillant se trouve être l’entérinement des 13 délégués à la Ceni, peu avant leur nomination par le Président de la République. Il sied de souligner que la suspension de cette plénière était dans le but d’harmoniser les vues, au regard des appréhensions soulevées dans les états-majors des partis politiques, à l’instar du PPRD qui avait contesté le rejet de son candidat au regard de l’article 12 de la loi organique qui parle de la probité morale, etc.

Alors toute la ville est en ébullition et le suspense monte de plus en plus au lendemain de l’annonce des 13 animateurs de la Ceni. Toutefois, quelques noms en coulisse donnent l’architecture si jamais elle sera la photocopie originale en rapport également au poids politique à la chambre basse du parlement. Dans le camp de la Majorité parlementaire, l’on apprend que le PPRD, le MSR, l’AFDC, le PALU sont les principaux poids lourds qui veulent à tout prix être représentés au sein de cet organe d’appui à la démocratie.

Spéculation autour des noms

Alors que le suspense est total dans l’opinion, il y en a qui pensent qu’ils ont le don d’anticiper les événements en spéculant sur quelques noms. Dans le couloir de l’hémicycle du Palais du peuple, le nom de l’Abbé Malumalu Apollinaire revient sur les lèvres de tout le monde, d’autant plus sa sous-composante Confessions religieuses, de la composante Société civile a avalisé sa candidature malgré l’interdiction de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO).

Cependant, le poste de vice-président et les autres postes posent également problème, d’autant plus que les composantes ont proposé chacune 2 ou 3 noms. Bien que l’ancien président de la défunte Commission Electorale Indépendante CEI) revient, le nom de Matthieu Mpungwe du PPRD fait jaser car, il faut respecter l’équilibre et la représentativité provinciale, parce qu’étant du Kasaï-Oriental.

Pour sa part, le nom que le Mouvement de la Libération du Congo (MLC) a proposé est aussi celui d’un ressortissant du Kasaï-Oriental, Michel Kabeya Biayi, comme questeur adjoint. Ceci doit conduire l’Assemblée nationale à exercer son rôle d’arbitre au regard de l’article 10 de la loi organique pour trancher concernant les déséquilibres dans la répartition des postes.

Si l’équilibre provincial ne tient pas compte de la représentativité, la Commission Electorale Nationale Indépendante (CEI) risque de se retrouver dans une architecture où une province se taille la part de lion. C’est ici où la loi, devra être respecté par Aubin Minaku.

A l’UDPS, les violons semblent s’harmoniser malgré le refus de Félix Tshilombo Tshisekedi de participer à la gestion de la République au sein de la Ceni. Le nom de Rémy Massamba a été proposé au poste de Rapporteur de la Ceni et le PALU Kukatula comme adjoint rapporteur.

Pour sa part, la Majorité présidentielle n’est pas restée en marge. Elle a proposé le nom de Mme Chantal Ngoyi au poste de questeur. Elle sera accompagnée d’autres suppléants proposés comme Bangala Basila (MP), Ulungu (CCU). Tandis qu’à l’Opposition parlementaire, M. Omba est proposé par l’UNC et Alliés et Mme Sangana pour le Groupe parlementaire Libéraux démocrates sociaux chrétiens.

La cohésion est de mise

La gestion des ambitions politiques au sein de la Commission Electorale Nationale Indépendante entre Majorité et Opposition risque de fragiliser l’organe d’appui à la démocratie et favoriser les critiques acerbes. Alors que les recommandations formulées lors de l’examen de la dite loi stipulaient la non ingérence dans le choix des acteurs, c’est-à-dire, le respect du principe de la liberté de chaque groupe parlementaire.

Si chaque force politique au sein de l’Assemblée nationale ne met pas de l’eau dans son vin, la Commission Electorale Nationale Indépendante risque de sortir fragilisée de cet exercice de gestion des ambitions politiques. Cette fois-ci, la désignation des animateurs de la Ceni serait la pomme de discorde, comme c’est fut le cas de la composition du Gouvernement. Il ne faudrait pas que la Majorité au pouvoir manifeste sa désunion quant à ce, en cette période où les opportunistes politiques en profitent pour fragiliser la République.

Pius Romain Rolland

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