Emmanuel Ilunga, président du parti de l’Action Républicaine pour le Progrès (ARP), a affiché, hier jeudi 6 août 2015 à l’hôtel Béatrice à Gombe, ses ambitions présidentielles à la tête de la RD Congo. Au cours d’une conférence de presse animée devant une brochette des journalistes, ce compatriote travaillant à Paris, s’est présenté comme un « accompagnateur de ceux qui incarnent le changement ». Convaincu que l’univers politique a besoin d’un renouvellement permanent, Emmanuel Ilunga a exprimé son vœu de succéder aux pionniers de la démocratie comme Etienne Tshisekedi.

En effet, ce jeune leader politique, fondateur d’un parti existant depuis 10 ans, a souligné qu’il incarne l’espoir et la renaissance du peuple. Marié et père de trois enfants, le président Emmanuel Ilunga a bien des atouts pour jouer un grand rôle à la présidentielle congolaise de 2016. Ancien de l’Université de Dakar avant de faire Science-Po à Paris, il est également chef d’entreprise en France où il dirige une société œuvrant dans le domaine de la sécurité et du bio-nettoyage dans les hôpitaux.

Sa vision

Son programme se résume en quatre grands objectifs : l’éducation, la santé, l’agroalimentaire et les grands travaux. Pour lui, la RDC devra cesser de s’endetter continuellement et exploiter judicieusement ses matières premières, afin d’endiguer ce fléau.

Donnant sa lecture de la situation politique et sécuritaire actuelle du pays, Emmanuel Ilunga  a fait noter qu’il est pour le  dialogue, car « c’est une donne indispensable pour le progrès d’un pays ». « Oui, nous sommes d’accord avec l’idée d’un dialogue. Mais pour cela, il faut un calendrier clair. Aujourd’hui, nous demandons que le pouvoir en place écrive aux partis politiques reconnus en RDC en donnant clairement l’objet du dialogue et le calendrier qui permettra la réussite de ce rendez-vous. C’est uniquement, une fois que les Congolais auront eu ces informations, qu’ils pourront se positionner pour ou contre le dialogue. Mais d’une manière globale, le dialogue est une bonne chose. C’est un échange de consentement, une manière d’éviter la guerre. Donc sous cette forme, personne ne peut être contre le dialogue», a-t-il expliqué.

Méfiant tout de même, le président de l’ARP a averti que tout glissement risque d’avoir des conséquences néfastes pour l’ensemble du pays.

Adepte du changement, il a rappelé qu’il a durement milité pour son avènement.

Au sujet de la situation sécuritaire qui prévaut à l’Est, il a souligné qu’une fois au pouvoir, cette partie du pays sera déclarée « Zone militaire ». Pour lui, la moitié du budget national devrait être affectée à l’armée et à la police.

 Concernant la sensible question de « double nationalité », Emmanuel Ilunga n’est pas allé par quatre chemins : il faut l’agréer. « Ce n’est pas normal qu’un fils du pays connaisse des difficultés lorsqu’il rentre dans son pays. Ce n’est pas bon de subir les tracasseries pour retrouver son pays. Mes enfants ont dû attendre plus d’un mois pour avoir leurs visas d’entrée en RDC… », a-t-il illustré.

Myriam Iragi

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