800px-Tintenpalast-Windhoek_0Les élections présidentielle et législatives ont lieu vendredi 28 novembre sans qu’aucune surprise ne soit attendue quant au vainqueur, mais avec une nouveauté – une première pour l’Afrique – à savoir le vote électronique. Certains partis d’opposition étaient contre, affirmant que le vote pourrait être truqué. Ils ont intenté un recours de dernière minute pour faire reporter le vote. En vain.

Environ 1,2 million de Namibiens sont attendus dans les bureaux de vote dont les isoloirs sont dotés de machines équipées d’écrans tactiles. Pour la première fois en Afrique, des élections seront entièrement électroniques.

Neuf candidats se présentent à la présidentielle, dont le Premier ministre Hage Geingob, de la Swapo, le parti qui domine la scène politique depuis l’indépendance de la Namibie en 1990. Si sa victoire semble assurée, il reste néanmoins à savoir s’il obtiendra le score de ces prédécesseurs, soit plus de 74% des votes. Selon Theo Venter, chercheur sud-africain, il risque de perdre des points.

Autres changements en vue : plus de femmes au gouvernement et à l’Assemblée nationale – une promesse de la Swapo – et un enrichissement du pays grâce aux réserves de gaz et de pétrole.

Le nouveau président devra veiller à ce que ces nouveaux revenus contribuent au développement de la Namibie où existent de fortes disparités entre riches et pauvres, même si le pays connaît une bonne croissance. Autre défi lié à cette nouvelle richesse – et non des moindres – maintenir le statut de bon élève dans le classement des pays les plus ou moins corrompus.

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