1:00 - 20 octobre 2014

La Banalisation des crimes commis par le M23, Nouvelle stratégie au détriment des victimes du Kivu

L’indignation généralisée contre le soutien avéré du Rwanda au mouvement terroriste du M23, suscite une amplification de la stratégie de banalisation des crimes commis par ce groupe terroriste au détriment des victimes du Kivu. Le travail de propagande négationniste vise à dérouter l’opinion publique ainsi que des personnes éprises de paix et de bonne foi, afin de créer un doute sur la souffrance réelle du peuple congolais. Des medias qui se livrent à ce jeu, auront difficile à expliquer leur rôle dans la justification des affres du M23 sur les victimes civiles. Pour comprendre l’esprit de cette entreprise, il convient de lire sur le site de New Times du Rwanda2 une série d’articles y consacrés dont celui écrit en anglais, le 14 août 2012 par James Munyaneza et James Tasamba sous le titre : « M23 rebels have not committed war crimes, says US envoy »3. Et pourtant, un criminel, quelque soit sa nationalité ou son rang social ne devrait aucunement bénéficier d’un appui médiatique quelconque.

De ce fait, il y a lieu de prévenir l’opinion publique contre de cette stratégie observée ces derniers temps qui consiste en : (i) la négation des crimes qu’ils ont commis, (ii) les tentatives de taire les victimes, (iii) la culpabilisation des victimes, des acteurs congolais et des organisations internationales qui apportent des preuves éventuelles, (iv) la justification des actes terroristes, et (v) la glorification des chefs terroristes en les présentant comme la seule alternative à la paix pour les victimes en otage.

Outre l’indignation face à cette banalisation des crimes commis par les terroristes du M23, le peuple congolais blâme aussi l’incapacité de son gouvernement à mettre fin par des moyens légaux à la souffrance lui imposée. A cette fin, aucune mesure concrète n’est prise contre qui que ce soit, comme si tout était normal. Le Premier Ministre ne pose aucun acte constitutionnel, le ministre de la défense est autant aphone que l’invisible Chef d’Etat Major général des FARDC, laissant des militaires au front sans moyens ni de survivre ni de sauver la population civile. Quand on sait que la Constitution congolaise donne aux Forces armées de la RDC (FARDC) qui sont au service de la nation, « la mission de défendre l’intégrité du territoire national et les frontières » (article 187).

Les victimes méritent justice

Les victimes congolaises, réduites à l’anonymat des chiffres dans les statistiques des agences humanitaires, méritent la justice, au même titre que celles de partout ailleurs dans le monde où s’étaient commis des crimes de masse de l’ampleur de ceux enregistrés dans le Nord-Kivu4. La réaction de la communauté internationale, enregistrée après la publication du rapport de l’ONU, dénonçant le soutien substantiel du Rwanda aux activités terroristes du M23 en RDC, est une éloquente expression de la conscience internationale de la gravité des crimes contre les civils dans le Kivu.

Bien que depuis cette publication l’ambition criminelle du M23 de poursuivre cette entreprise de frapper physiquement l’innocente population congolaise est réduite à la baisse ; s’il s’est rabattu à mettre en place une administration illégale qui lui faciliterait le pillage des ressources naturelles et la réduction en esclavage de la population civile.

Le peuple congolais, mis-en mal par les insuffisances criantes de son gouvernement, ne cesse d’en appeler aux icones politiques qui animent des institutions internationales et régionales à même de comprendre le langage de promotion des valeurs humaines, des droits humains, de paix et de justice pour venir au secours des victimes de la cruauté des groupes opérant au Nord-Kivu.

Le drame humain qui se déroule en RDC n’est pas seulement congolais. Il empêche l’épanouissement de l’espèce humaine et le développement des grandes industries d’exploitation des potentialités naturelles énormes que le Rwanda n’a pas de capacité d’exploiter légalement que de vouloir les piller par l’entremise des forces négatives.

Nier à jamais les crimes commis par le M23

Le mouvement terroriste M23 et ses alliés ont actionné un réseau qui a pour rôle de déformer la réalité des faits cruels commis au Kivu contre la population civile. Ces organisations prétendent notamment que les auteurs des crimes décriés sont des éléments des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR) dont la majorité de dirigeants sont poursuivis pour des actes constitutifs du crime de génocide de 1994 au Rwanda. Elles attribuent en outre des actes criminels du M23 aux autres groupes armés qui sont dans les mêmes territoires du Nord-Kivu, dans le seul objectif de créer la confusion et le doute sur la gravité et la réalité même des crimes….Télécharger la suite ici.

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