CENI, Commission Électorale Nationale Indépendante

CENI, Commission Électorale Nationale Indépendante

L’idée de réviser le projet de loi portant organisation et fonctionnement de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) ayant été adoptée, le 21 septembre 2012 en Conseil des ministres, le pasteur Daniel Ngoy, président de cette institution doit, d’ores et déjà, préparer ses valises. Les critiques formulées sur les « faiblesses et dysfonctionnement » ont été constatées, tant sur le plan interne qu’externe, lors des élections  de novembre 2011. D’où, la nécessité de redorer l’image de la CENI pour que les futures élections se déroulent en toute transparence.  Outre l’examen du projet de budget 2013, les parlementaires se pencheront également, au cours de la  session de septembre, sur la loi portant organisation  et fonctionnement  de la CENI.

Faisant le compte-rendu de la réunion du Conseil des ministres présidée, le 21 septembre 2012, par le chef de l’Etat, le ministre des Médias, Lambert Mende, a annoncé la révision de 15 articles  de l’ancienne loi  régissant  la CENI. Dans sa forme  revue et corrigée, le nouveau projet de loi propose 11 sièges pour le bureau, au lieu de 7.  Selon l’option levée  par le gouvernement, la Société civile obtient deux sièges au sein du bureau  qui sera  constitué au prorata des forces  politiques  en présence  à l’Assemblée  nationale, en prenant également en compte la  dimension Genre. En RDC, c’est donc un bureau de la CENI new look qui sera présenté à l’opinion dans les tout prochains jours. La révision de la loi sur la CENI  sera naturellement accompagnée du changement des personnes devant composer le bureau. Cette fois-ci, le souhait de l’opinion est de voir les forces politiques  porter leur choix sur des personnes crédibles ayant une certaine personnalité et disposant des notions de management. D’autant  plus que le bureau piloté par l’actuel président a excellé dans des bavures difficiles à qualifier. Il  est, certes, vrai que la perfection n’est pas de ce monde, mais les irrégularités  qui l’ont caractérisé lors des élections de novembre 2011 était trop flagrantes.

A telle enseigne que même les observateurs internationaux n’en revenaient pas. L’erreur étant humaine, il faut la corriger. C’est à cette tâche que s’est attelé le gouvernement, afin de tourner définitivement la page sombre. La donne Société civile. Mise à l’écart lors de la composition du bureau du pasteur Ngoy Mulunda, la Société civile se retrouvera cette fois-ci  dans la nouvelle architecture  de la CENI avec deux sièges. Bien qu’elle conteste en  parlant d’une sous représentation, elle sera toutefois présente dans le bureau new look. Pour ce faire, elle est invitée à ne plus présenter à l’opinion le spectacle de l’ex-HCR-PT. (Haut Conseil de la République-Parlement de Transition. En effet, acceptés comme acteurs de la Société civile au sein de cette institution, certains d’entre eux s’étaient fourvoyés.

Embrigadés par les politiciens,  ils n’avaient plus joué le rôle que la population attendait d’eux. Abandonnés plus tard à leur triste sort, ils sont revenus sur la sellette en portant de nouveau leur habit d’acteurs de la Société. Avec l’annonce aujourd’hui de leur présence au sein du bureau de la CENI révisée, ils (acteurs de la Société civile) se bousculent au portillon en multipliant des déclarations de diverses natures. Tout en reconnaissant leur droit à la liberté d’expression, l’opinion attend des acteurs de la Société civile qui seront appelés au sein du nouveau bureau de la CENI, un comportement digne et responsable  pour que la suite du processus électoral ne soit plus entachée d’irrégularités comme en novembre 2011. Le Parlement doit définir les règles du jeu et non les noyauter, afin  qu’ils procèdent à un choix judicieux  de leurs représentants au sein du bureau de la CENI.

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