Le Conseil de sécurité de l’ONU a fait part de sa profonde inquiétude devant l’aggravation des troubles dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) malgré un nouvel accord signé dimanche par onze pays africains et destiné à y ramener la paix, notamment en renforçant la mission des Nations unies dans la région pour y combattre les rébellions qui l’ensanglantent.

Les quinze membres du Conseil de sécurité, parmi lesquels figure le Rwanda, a renouvelé sa condamnation des rebelles du Mouvement du 23 mars (M23), qui s’est emparé de territoires à l’est du Congo et qui est particulièrement visé par cet accord, dont la RDC est signataire.

Le Rwanda et l’Ouganda, signataires également du nouvel accord, ont été accusés par des experts de l’ONU de soutenir le M23 qui a déclenché une offensive contre le gouvernement de Kinshasa l’année dernière. Le Conseil de sécurité salue l’accord négocié par le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon, mais reste « profondément inquiet de l’aggravation de la situation sécuritaire et humanitaire » dans cette région riche en minerais. Les membres du Conseil« réitèrent leur demande au M23 pour qu’il cesse immédiatement ses tentatives d’établir une administration parallèle illégitime », poursuit le communiqué.

L’accord pourrait également permettre la mise en place d’une « brigade d’intervention » spéciale de l’ONU dans l’est de la RDC, ainsi que la nomination d’un envoyé spécial de l’ONU pour la région des Grands Lacs.

« SITUATION VOLATILE ET PRÉCAIRE »

Le Conseil de sécurité a également demandé que le M23, la rébellion rwandaise hutue (FDLR), dont des membres sont soupçonnés de participation au génocide de 1994 contre les Tutsi, qui a fait 800 000 morts, selon l’ONU, ainsi que d’autres groupes armés « mettent fin à toute forme de violence et d’activités déstabilisatrices ».

Le chef de la mission de l’ONU en RDC, Roger Meece, a prévenu vendredi qu’un conflit sérieux pourrait exploser à tout moment. « La situation générale est volatile et précaire et pourrait se transformer à tout moment en un conflit à grande échelle, sans alerte préliminaire, si tant est qu’il y en ait une », a déclaré M. Meece au Conseil de sécurité.

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