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  1. 1

    Laurent, PF de l'AETA/SUD KIVU

    Au Nord Kivu, six localités du groupement de Busanza en territoire de Rutshuru sont vidées de leurs populations fuyant les rebelles de Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR), indique un communiqué de la société civile de la province du Nord-Kivu, dont une copie est parvenue lundi 24 mars à notre bureau de l’ASBL RENAISSANCE AFRICAINE, RENAF(Antenne de la plateforme AETA ( http://www.aeta-network.org) . Selon le porte-parole de cette organisation citoyenne du Nord-Kivu, Omar Kavota, depuis au moins deux mois, il n’y a ni militaire ni policier en groupement de Busanza.

    Les unités de l’armée nationale qui y étaient présentes après la débâcle du Mouvement du 23 mars (M23) avaient été envoyées dans d’autres territoires où des opérations avaient été déclenchées. Selon M. Kavota, il s’agit des localités de Rugarama, Shinda, Mtabo, Rutezo, Karambi et Kitagoma.

    “Les familles fuyant ces localités affluent pour la plupart en localité de Kinyandoni, en groupement voisin de Bukoma ou encore vers Kiringa, un groupement très proche de Rutshuru-Centre”, a-t- il poursuivi.

    “Le vide créé par ce retrait a favorisé l’occupation de la zone par les rebelles rwandais des FDLR qui se livrent à cœur-joie aux exactions contre les civils”, indique le même communiqué.

    “Notre structure plaide en faveur d’un déploiement rapide des militaires et des policiers en groupement de Busanza, ce qui pourra arrêter ce mouvement des populations devant déboucher au désastre humanitaire”, selon le texte.
    La Mission des Nations unies pour la stabilisation du Congo (Monusco) attend le feu vert du gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) pour attaquer les miliciens de l’Alliance des patriotes pour un Congo libre et souverain (APCLS) dans le Nord et le Sud-Kivu, a-t-on appris lundi 24 mars de l’ONU.
    Selon les sources onusiennes contactées par Xinhua à Goma, la situation sécuritaire dans les périphéries de la ville de Goma, capitale du Nord-Kivu et Bukavu, capitale du Sud-Kivu, demeure fragile à cause des activités de ces miliciens et rebelles étrangers.
    La Force de la Monusco et les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont déjà lancé deux opérations successives contre les groupes armés actifs dans la province du Nord-Kivu.
    Elles ont tout abord commencé par l’opération “Pomme Orange” contre les rebelles du Mouvement du 23 mars (M23), suivie de “l’opération Sokola” contre les rebelles ougandais de l’ADF et les Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR).
    Gaston Mugaruka, membre de l’APCLS, a affirmé à par téléphone que le mouvement ne voulait pas se battre contre les FARDC et la Monusco, mais demandait “l’intégration dans l’armée et la reconnaissance de nos grades”.
    Depuis le 17 février, les FARDC se sont engagées dans les combats contre l’APCLS.
    Les miliciens Maï-Maï Rahiya Mutomboki sont loin d’en finir avec leurs exactions à Walikale. Pour preuve : les éléments de ce groupe armé ont intensifié, ces derniers temps, le harcèlement sur les populations civiles à Itebero, tué deux individus et blessé deux autres.
    Comme si cela ne suffisait pas, ces inciviques se sont permis également à perturber les activités des humanitaires dans la zone, surtout sur l’axe Walikale-Itebero.
    D’autres violations des droits de l’Homme ont été commises dans ce territoire par les éléments du groupe Maï-Maï Cheka-Nduma Défense du Congo (NDC). Il s’agit, notamment des travaux forcés et d’extorsion de fonds autour de la localité de Mpofi et de Kashebere.
    Dans le territoire de Beni, plusieurs déplacés de la localité de Kamango et de Nobili retournent dans leurs villages respectifs, rassurés par le déploiement des unités de la Monusco dans la zone et les escortes fournies par la Force onusienne pour leur retour.
    La situation sécuritaire dans la localité de Nyabiondo s’est fortement améliorée et a été jugée calme pendant la période sous examen.
    Tous les déplacés de la zone sont retournés dans leurs foyers respectifs, à l’exception de quelques ménages qui demeurent toujours sous la protection des Casques bleus de la Force de la Monusco déployés dans cette localité.
    En outre, la brigade du Nord-Kivu de la Force de la Monusco poursuit sans répit la conduite de ses différentes opérations unilatérales. Il s’agit, notamment de « Goma Usalama » (La paix à Goma), « Seema Suraksha » (Surveillance des régions frontalières), « Amani Kisiwa», « Rutshuru Amani » (La paix à Rutshuru), « Lushali », « Blue gaze » (Regard bleu), « Amani Mbau » (La paix à Mbau), « Usalama Pinga » (La paix à Pinga), « Chaukas », « Wide awake » (Réveil total), « Iron wall » (Mur de fer), « Silver bullet » (Balle d’argent), « Silent gun » (Arme silencieuse), « Blue shield » (Bouclier bleu), « Blue helmet » (Casque bleu), « Velvet fist » (Poing en velours) et « Vigil » (Surveillance).
    Ces opérations se caractérisent par la conduite des patrouilles aériennes, motorisées et à pied, de jour comme de nuit, dans les quartiers de la ville de Goma, les territoires de Rutshuru, Nyiragongo, Masisi et Walikale.
    Les troupes onusiennes des bataillons indiens (1er, 2ème et 3ème), celles du bataillon népalais et des Forces spéciales jordaniennes de la Force de la Monusco, ont mené dans ce cadre, pendant la période sous examen, des patrouilles intensives à l’intérieur et autour de Goma ; à Munigi, Kiwanja, Ngwenda, Muteri, Lulima, Mbogho, Kabasha, Matambo et Busibiti.
    La Force de la Monusco mène ces opérations dans le but de dominer le terrain, consolider les acquis de la débâcle du M23, interdire les activités des groupes armés, surveiller les frontières congolaises, soutenir les « ilots de stabilité », collecter des informations sur les Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR) et les différents groupes Maï-Maï, mais aussi rassurer et protéger les populations civiles.
    Les Forces spéciales jordaniennes de la Force de la Monusco déployées à Nobili, dans le cadre de l’opération unilatérale dénommée « Iron Wall » (Mur de fer et Surveillance des régions frontalières), mènent encore, de jour comme de nuit, des patrouilles intensives pour dominer le terrain dans les zones environnantes et celles situées le long de la frontière avec l’Ouganda. Objectif : interdire tout mouvement des rebelles vers la frontière, mais aussi rassurer et protéger les populations civiles.

  2. 2

    Laurent, PF de l'AETA/SUD KIVU

    Chers à tous,

    Le parti d’opposition, l’Union pour la nation congolaise (UNC) a
    dénoncé mardi comme un coup d’Etat constitutionnel la volonté affichée
    par la majorité au pouvoir à Kinshasa de tenir les élections des
    députés provinciaux de RDC au suffrage indirect plutôt que direct.

    Tout le monde rejette le suffrage indirect, on va confisquer la
    souveraineté du peuple, a déclaré à l’AFP Vital Kamerhe, président de
    ce parti d’opposition, nous allons dénoncer ce coup d’Etat
    constitutionnel.

    Ancien président de l’Assemblée nationale de République démocratique
    du Congo ex-meilleur allié du président Joseph Kabila, M. Kamerhe est
    aujourd’hui un de ses opposants les plus actifs. Il est arrivé
    troisième à la présidentielle de 2011 avec moins de 8% des voix, et
    l’UNC est la troisième force de l’opposition au Parlement.

    Le changement du mode de scrutin des députés provinciaux impose de
    modifier l’article 197 de la Constitution congolaise.

    M. Kamerhe estime que cela servira de prétexte à une révision
    constitutionnelle plus large destinée à permettre au président Kabila
    de se maintenir au pouvoir au-delà de 2016, ce qui lui est aujourd’hui
    interdit.

    Les Congolais ont déjà connu une première faute lorsque la majorité a
    révisé de façon cavalière la Constitution en 2010, dit-il. Cette
    manoeuvre allait faciliter la réélection de M. Kabila quelques mois
    plus tard en ramenant la présidentielle de deux tours à un.

    M. Kamerhe craint que la majorité ne cherche cette fois-ci à faire en
    sorte que le président soit élu au scrutin indirect par le Parlement
    et non plus au suffrage universel direct.

    Ainsi, nous aurons pratiquement […] une nouvelle république et l’on
    pourra dire que les compteurs sont remis à zéro en ce qui concerne les
    mandats présidentiels, aujourd’hui limités à deux, redoute-t-il.

    Au pouvoir depuis 2001, M. Kabila a été reconduit à la tête de l’Etat
    pour un nouveau mandat de cinq ans en novembre 2011 à l’issue d’un
    scrutin à la régularité contestée par l’opposition et la communauté
    internationale.

    La Majorité présidentielle a indiqué vendredi qu’elle envisageait
    sérieusement un référendum pour modifier la Constitution pour changer
    le mode de scrutin des élections provinciales censées avoir lieu en
    2015, tout en niant la moindre volonté de comploter […] contre la
    Constitution.

    Dénonçant le flou artistique de ces déclarations , M. Kamerhe se
    demande si l’on parle de la Constitution d’après référendum et
    modification du mode de scrutin ou de la constitution actuelle.

    Appelant les Congolais à se mobiliser et à demeurer vigilants, la
    coalition Sauvons la RDC, qui regroupe l’UNC, plusieurs petits partis
    et des représentants de la société civile, a publié une déclaration où
    elle constate avec regret que la majorité kabiliste élargie a planifié
    un passage en force pour réaliser un coup d’Etat à la constitution.

    Merci de vulgariser ce message……

    AETA SUD KIVU
    http://www.aeta-network.org
    Le Point Focal

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