IMG_2956La plateforme des ONG de la Société Civile «Agir pour des élections transparentes et apaisées», AETA en sigle, n’adhère pas à la thèse du Bureau de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), selon laquelle les élections sont techniquement impossibles en 2016. Dans une déclaration publiée hier, lundi 28 mars, l’AETA démontre plutôt qu’il est possible de respecter le délai constitutionnel. Pourvu que la Cour Constitutionnelle, que la CENI s’apprête à saisir pour obtenir une extension du calendrier électoral, s’engage à respecter la Constitution ; et qu’elle dise le droit, en portant la responsabilité de tout ce qui en découlera.

Distribuant les cartes, l’AETA demande au Président de la République de jouer son rôle de garant de la Constitution du pays, d’assurer le fonctionnement régulier des pouvoirs publics et des institutions ainsi que la continuité de l’Etat.

Le Parlement de la République est invité à travailler pour la consolidation de la démocratie par l’organisation de l’élection présidentielle dans le délai constitutionnel. « Toute manœuvre de violer la Constitution et de remettre en cause les Institutions démocratiques en place étant de nature à rompre son contrat social avec ses électeurs ».

Le Gouvernement de la République, pour ce qui le concerne, est appelé à rendre prioritaire la disponibilisation du budget d’organisation des élections et à décaisser en urgence des fonds au bénéfice de la CENI. Au centre des critiques ces derniers jours, la CENI doit renoncer à son projet de solliciter unilatéralement l’extension du calendrier électoral au risque de ruiner davantage sa crédibilité. L’AETA, qui formule cette recommandation, propose à la CENI d’organiser des concertations entre les parties prenantes au processus électoral devant requérir le consensus sur des questions techniques liées aux élections, à savoir la reconstruction du fichier électoral adaptée à l’impérieux respect du délai constitutionnel, le calendrier électoral actualisé. Les politiciens ont aussi un rôle à jouer. Ils doivent s’investir dans la construction d’un consensus politique et électoral qui tienne à la consolidation de la démocratie. Enfin, l’AETA en appelle à la population congolaise toute entière qui doit se mobiliser par des actions citoyennes visant à protéger sa Constitution et à sauver sa jeune démocratie en danger imminent.

La Pros.  

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