11:05 - 24 mai 2013

Préoccupée sur la situation sécuritaire de ses membres : La NSCC invite le gouvernement à assainir les cours et tribunaux de l’Equateur

Le torchon brûle entre la Nouvelle société civile congolaise (NSCC) et les cours et tribunaux de la province de l’Equateur. Pas plus tard que la semaine dernière, ce réseau national de 200 Ongs publiait un communiqué de presse dénonçant l’instrumentalisation de l’appareil judicaire de cette province par le commissaire de district de Lisala, Mme Brigitte Botete en complicité avec les autres autorités provinciales. « Cette situation n’est pas de nature à améliorer l’image ternie de notre pays surtout en cette période où le Gouvernement de la République est concentré sur l’organisation du sommet de la Francophonie, espace des droits et des libertés citoyennes », stipule communiqué. En effet, la NSCC se dit très préoccupée de la situation sécuritaire de ses membres à l’Equateur. Elle cite dans son document le cas le plus flagrant de son coordonnateur de Lisala, M. André Bodumbu arrêté depuis le 04 juin 2012. Ce dernier est accusé par Mme la commissaire de district de Lisala d’avoir incité la population à la révolte pour s’être opposé à la délocalisation du groupe électrogène de la Régideso de Lisala vers le territoire de Gemena, toujours dans la province de l’Equateur.

Mais pour la NSCC, M. André Bodumbu serait également reproché par la même autorité d’avoir dénoncé la disparition de 50 sacs de ciment, don du gouverneur de la province à la population de Lisala. L’on note dans le même communiqué que l’incriminé est un fervent activiste des droits humains de la société civile de la province de l’Equateur réputée à dénoncer régulièrement la culture des antivaleurs, le détournement des derniers publics, la corruption et les tracasseries dans cette partie de la République.

Après son arrestation, M. Bodumbu a été transféré à la prison de Mbandaka et gardé sans être entendu ni même jugé depuis le samedi 16 juin dernier sur base d’un mandat d’amener « falsifié » du reste, alors qu’aucun mandat de comparution ne lui a jamais été adressé, renseigne la même source. « En ce moment où nous mettons sous presse ce communiqué, l’état de santé de M. André Bodumbu s’est gravement détérioré à cause de la grève de la faim qu’il a entamée depuis son arrivé le 16 juin 2012 à la prison de Mbandaka. Par cette grève, il entend protester contre les conditions de son arrestation arbitraire et illégale », lit-on entre les lignes de cette note d’information.

La NSCC affirme même que toute tentative d’obtenir la mise en liberté de son coordonnateur de Lisala même sous caution se sont révélées sans succès d’après son avocat conseil qui a du moins réussi à le rencontrer la semaine dernière. Voilà pourquoi, elle exige la libération immédiate et sans condition de M. André Bodumbu. La NSCC suspecte les cours et tribunaux de l’Equateur sur ce cas et en appelle au gouvernement central de les assainir. Elle dit tenir pour responsable Mme la commissaire de district de Lisala sur tout ce qui pourrait arriver à M. Bodumbu compte tenu de son âge et la dégradation de son état de santé. Rappelant au gouvernement provincial de l’Equateur ses obligations en matière de respect des droits humains et libertés de citoyens reconnus par la Constitution, la NSCC en appelle à la solidarité de la communauté des défenseurs des droits humains tant nationale qu’internationale en faveur de la libération de son coordonnateur de Lisala.

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